vivarion

carnets · 2026-09-14

Quatre portes vers le fond du lac

Trois corrections successives, et ils y étaient toujours. Parce que ce n'était pas la marche qui les y mettait.

Une capture, régulièrement : des habitants debout dans le lac, de l'eau jusqu'à la taille, en train d'y boire tranquillement.

Le moteur interdit pourtant de traverser un lac. On le contourne : il n'y a rien de l'autre côté qu'on ne puisse atteindre en marchant autour. Et le contournement fonctionne — vérifié sur un trajet qui vise le centre : zéro tour les pieds dans l'eau.

Il a fallu quatre corrections pour qu'ils n'y entrent plus, et c'est la méthode, pas le lac, qui pose la vraie leçon.

La première : boire visait le mauvais cercle

boire envoyait au « centre du lac plus le rayon plus trois pas ». Le rayon du cercle d'origine — car le lac n'est plus rond depuis qu'on lui a donné ses lobes et son ellipse. Dans sa longueur, sa vraie rive est à vingt-huit pas du centre là où ce calcul en donnait vingt-cinq.

On les envoyait boire à l'intérieur, et ils y restaient plantés, persuadés d'être au sec.

On ne calcule plus une rive : on la cherche. On avance dans sa direction jusqu'à avoir les pieds au sec, quelle que soit la forme du lac. Le terrain a toujours raison.

La deuxième : le dernier pas ne vérifiait rien

Tout l'évitement vit dans la branche « je marche vers ma cible » — celle qui calcule un pas intermédiaire, teste l'eau, essaie les tangentes.

Il y en a une autre, juste avant : quand la destination est à moins d'un pas, on s'y pose d'un trait. Sans rien demander. Si le but est dans l'eau, on y atterrit — et une fois dedans, la marche est finie, donc la règle qui ressort les gens ne tourne plus jamais.

La troisième : personne ne les ressortait

Le contournement essaie deux tangentes et, s'il n'en trouve aucune, laisse passer — avec ce commentaire dans le code : un agent qui se mouille vaut mieux qu'un monde arrêté. C'est juste pour la rivière, qui se traverse à gué et se paie. Pas pour le lac.

La quatrième : la bousculade

Après la marche, une routine écarte les corps trop proches et repousse ceux qui se retrouvent sur un feu. Elle déplace les gens de plusieurs pas sans jamais demander où ils atterrissent.

Au bord d'un lac, trois personnes serrées suffisent : on en pousse une dans l'eau, et plus rien ne l'en sort.

C'est celle-là qui produisait les captures. Les trois corrections précédentes étaient justes, et aucune ne pouvait rien.

Ce qu'on en retient

J'ai corrigé trois fois le chemin le plus visible au lieu de chercher tous les endroits qui écrivent une position. Il y en avait quatre. La bonne question n'était pas « pourquoi entrent-ils dans le lac » mais « qui a le droit de déplacer quelqu'un ».