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Une histoire en 1 tome

3,7 jours vécus · 344 tours · 10 survivants · 0,63 $ en tout · publique · roman public

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1 j. 1–3 aucun mort

Aucun mort dans toute l'histoire.

Tome 1 — jours 1,0 à 3,7 dernier tome aucun mort

Joué le 28/09/2026 à 21:24 · google/gemini-3.5-flash-lite · fin : tours prévus joués · 19 min de calcul

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742appels au modèle

Ce qui s'est passé

Les interventions du dieu (8)

Les gens, en fin de tome

NomPeupleÉtatSantéÉnergie FaimSoifActionsParolesOuvrages
? — vivant 100 57 0 28 0 0 0
Enko Ferre vivant 100 51 73 24 83 12 0
Mira Ferre vivant 93 35 45 14 82 16 0
Naïa Ferre vivant 88 51 81 7 76 11 0
Suli Ferre vivant 66 39 59 6 101 15 0
Dagan Sölk vivant 100 63 31 2 92 27 0
Lyra Sölk vivant 100 66 17 32 84 38 0
Nia Sölk vivant 100 72 41 30 106 48 0
Orven Sölk vivant 100 54 49 26 82 41 0
Tomm Sölk vivant 100 99 30 26 95 36 0

Ce que le roman en raconte

Jour 1

  • La veille, le poing de Dagan s'était abattu sur lui, un coup sec, sans autre raison que le nom de Lyra murmuré trop près.
  • — Le cerf est loin, le lac est plein, a dit Lyra sans regarder personne en ramassant son épieu.
  • Suli a répété les mots, encore une fois, comme pour ancrer le fer dans sa tête, puis il s'est élancé sur les traces de Nia, laissant derrière lui le clan divisé par les coups et les regards obliques.
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La nuit n'avait pas effacé la promesse. Mira s'était engagé auprès d'Enko, et la promesse s'était brisée dans les ténèbres. Le silence pesait encore entre les peaux tendues quand le jour gris a blanchi les ajoncs.

Près des cendres tièdes, Lyra a détourné le front. Son regard a croisé celui de Nia, un éclair dur, rapide comme un vol de bécasse. Dagan avait choisi Lyra, et Nia ne l'oubliait pas. Mais Lyra, de son côté, n'avait pas desserré les mâchoires en voyant Orven se tourner vers Nia. Des choix s'étaient faits dans les ombres de la veille, nouant des fils invisibles et mauvais.

Près de la glaise, Orven massait sa joue. La veille, le poing de Dagan s'était abattu sur lui, un coup sec, sans autre raison que le nom de Lyra murmuré trop près. Orven regardait Dagan avec une haine plate. Dagan lui rendait un regard distrait, l'air de rien, tout entier tourné vers Lyra qui s'éloignait déjà vers les berges.

Mais autour d'eux, les yeux étaient craintifs. Lyra, en se courbant pour ramasser sa gaule, a jeté un œil en arrière vers Dagan. Nia faisait de même, les mains crispées sur son panier vide. Même le petit Tomm, assis sur ses talons, s'est collé contre Naïa en voyant les épaules larges du chasseur. Personne n'avait oublié le bruit sec du poing sur l'os.

— Le cerf est loin, le lac est plein, a dit Lyra sans regarder personne en ramassant son épieu. Je vais au poisson avant que le soleil ne monte.

Nia a levé le menton. Elle ne resterait pas là à attendre que le ventre crie.

— Je vais chercher de quoi manger, a-t-elle craché. On n'attend pas.

Elle a tourné les talons et s'est mise en route vers le nord. Quatorze pas de distance, pas plus. Tomm était là-bas, accroupi près d'un buisson de ronces. Nia marchait vite, le dos raide, pour le couvrir de sa propre ombre.

Naïa a posé une main lourde sur la terre battue.

— Il nous faut un abri pour tous, a-t-elle dit à la ronde. Et de quoi garder nos vivres. Il faut jeter des troncs sur la rivière, aller là où la terre est grasse. Personne ne reste ici.

Mira, les yeux rougis par une nuit sans sommeil, s'est approché de sa mère. Sa voix était basse, presque suppliante.

— Je vais trouver l'endroit pour le pont, mère. Et il nous faut des fosses pour les lapins et les bêtes plus grandes. Je n'oublie pas ce que j'ai dit.

Suli s'est dressé d'un seul bloc. Il avait les poings serrés contre ses cuisses, le menton en avant. Il ne regardait ni son père ni sa mère, mais l'espace vide devant lui, là où Nia marchait déjà. En lui, la pensée était un roc : *je vais leur montrer que je vaux les autres.*

— Je vais avec elle, a-t-il dit en fixant Naïa. Je vais trouver les champignons. Ça fera un repas, et ça nous aidera pour traverser l'eau.

Naïa a acquiescé d'un signe de menton, l'esprit déjà pris par les branchages et la glaise. Suli a répété les mots, encore une fois, comme pour ancrer le fer dans sa tête, puis il s'est élancé sur les traces de Nia, laissant derrière lui le clan divisé par les coups et les regards obliques.

Jour 2

  • Une seule phrase, lourde comme une pierre tombée du ciel, leur ordonnant de plier le genou devant leur créateur.
  • La voix était revenue, insistant, grésillant dans les esprits comme de la graisse sur le feu : *Allo écoutez moi je suis votre créateur.* Puis, presque aussitôt, un cri d'alerte sans visage : les étrangers arrivaient, il fallait dresser les abris, sous peine de mort.
  • Une dernière fois, la voix avait lacéré l'obscurité au-dessus du grand foyer, ordonnant de bâtir la barricade.
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L'aube n'avait pas encore effacé la suie des paupières que les silhouettes s'étaient cherchées à travers la brume. De l'autre côté de la pente, au loin, Mira et Orven s'étaient vus une fraction de seconde, sans un cri, séparés par les broussailles et la peur. Plus près, au milieu des peaux de bêtes et des tisons mourants, Naïa avait baissé les yeux vers le tout petit, Tomm, recroquevillé dans la cendre. Elle ne l'avait jamais regardé ainsi.

Le soleil était haut quand les têtes s'étaient levées ensemble, attirées par rien, par le vent peut-être. Au-dessus du feu de camp, la voix sans corps était tombée. Une seule phrase, lourde comme une pierre tombée du ciel, leur ordonnant de plier le genou devant leur créateur. Quatre paires d'oreilles l'avaient captée, quatre corps s'étaient figés, les muscles tendus sous la crasse. Suli tremblait, serrant contre sa poitrine un unique champignon qu'Enko venait de lui glisser dans la paume — geste rare, promesse tenue d'un bois fouillé à l'aube. Près d'eux, Nia évitait de croiser le regard de Lyra. La guérisseuse serrait les dents, les poings serrés, fulminant en silence en voyant Dagan poser les yeux sur la cadette. Orven, lui aussi, avait vu ce regard de Dagan pour Nia ; sa mâchoire s'était nouée d'une haine sourde, tout comme il haïssait ce même Dagan d'avoir été choisi par Lyra.

L'après-midi avait charrié d'autres murmures invisibles. La voix était revenue, insistant, grésillant dans les esprits comme de la graisse sur le feu : *Allo écoutez moi je suis votre créateur.* Puis, presque aussitôt, un cri d'alerte sans visage : les étrangers arrivaient, il fallait dresser les abris, sous peine de mort. Quatre têtes s'étaient tournées vers le vide, cherchant d'où venait le souffle.

Au crépuscule, la panique avait pris corps. Près des tentes des Sölk, Orven avait aperçu Mira s'approcher trop près. D'un geste brutal, les mains tendues, il l'avait repoussée hors du camp, l'envoyant rouler dans la poussière. Mira s'était redressée, les larmes aux yeux, furieuse contre ce frère qui la rejetait et contre ce petit Tomm qu'elle venait de chasser à son tour d'un geste sec.

La nuit était tombée, noire et épaisse. Une dernière fois, la voix avait lacéré l'obscurité au-dessus du grand foyer, ordonnant de bâtir la barricade. Et tandis que les mains commençaient à empiler les branchages dans la lueur rouge, une silhouette s'était jetée sur une autre dans les tisons, brisant le silence de la nuit par un coup sourd avant que le clan n'ait eu le temps de hurler.

Jour 3

  • Une voix sans corps, descendue de nulle part et de partout à la fois, leur avait ordonné de couper le bois et de dresser des murs.
  • Il faut bâtir la barricade.
  • Une autre voix, immense, s'était posée au-dessus des tisons des Sölk : elle se disait leur créateur.
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La poussière retombait à peine sur les genoux de Suli que la main de Dagan s'était abattue sur son épaule, le jetant hors du cercle. Personne n'avait crié. Le jeune homme était resté un instant à terre, le front contre la terre battue, regardant ses doigts s'ouvrir et se fermer dans la cendre. Il avait juré, sans un bruit, de ne plus jamais plier.

Au-dessus du grand foyer, les flammes avaient craché des étincelles bleues avant de dessiner des formes que seuls quatre d'entre eux avaient vues. Une voix sans corps, descendue de nulle part et de partout à la fois, leur avait ordonné de couper le bois et de dresser des murs.

Enko s'était redressé, le premier, les mains encore noires de suie. Il avait regardé les visages pâles éclairés par les tisons.
— Une voix a parlé dans le feu, avait-il murmuré en tournant la tête vers les siens. Il faut bâtir la barricade. Obéir, même sans comprendre. Qui vient chercher les branches ?

Naïa tremblait. Elle serrait ses bras croisés contre sa poitrine comme pour s'empêcher de se briser. Elle n'avait jamais rien connu de tel, cette chose invisible qui lui labourait le crâne. Elle regardait ses enfants, les yeux grands ouverts, décidée désormais à ne plus quitter des yeux la moindre ombre autour du camp.

Près d'elle, Suli s'était approché de son père, les mâchoires serrées. Il avait répété les mots entendus dans les flammes, promettant de dresser le bois, de faire bouger ses mains pour que les siens soient en sécurité, pour percer enfin le secret de ce monde qui gronde. Mira, un peu plus loin, cherchait son regard, avide de savoir si d'autres avaient entendu le même souffle. Naïa l'avait saisie par le poignet, lui promettant de l'aider à comprendre, à la seule condition qu'elle ne s'éloigne plus jamais des autres.

Mais le jour qui s'était levé n'avait apporté aucune paix.

Près des abris des Sölk, le soleil dardait déjà ses premières lances glacées. Nia avait jeté un regard en biais vers Lyra, là-bas, près des pierres. Un regard lourd, plein de venin retenu. Dagan avait choisi la guérisseuse, et Nia n'oubliait pas. Lyra, sentant ce poids dans son dos, avait plissé les yeux avec mépris, rendant la haine pour haine.

Orven bouillonnait un peu plus loin. Il avait vu Dagan. Il avait vu Nia. Le chasseur prenait trop de place, il attirait les regards qu'Orven voulait pour lui seul.

Et au milieu de ce cercle de rancœurs silencieuses, une nouvelle lueur avait transpercé le ciel du milieu du jour. Une autre voix, immense, s'était posée au-dessus des tisons des Sölk : elle se disait leur créateur. Elle leur ordonnait d'ouvrir l'œil, car des étrangers rôdaient dans les broussailles, et il leur fallait partager leur viande avec ces fantômes venus des arbres.
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